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N’envoyez jamais de cold emails depuis votre domaine principal

Le cold email comporte toujours un risque de délivrabilité. Des domaines secondaires l’absorbent : la vraie boîte de votre entreprise n’en paie jamais le prix.

La règle

Les cold emails partent de domaines qui ressemblent au vôtre mais ne sont pas le vôtre. Si votre entreprise est exemple.fr, les campagnes partent de quelque chose comme exemple-equipe.fr ou exemple-contact.com, qui redirigent vers votre vrai site. Votre vrai domaine, celui où vos clients et fournisseurs vous écrivent, n’envoie jamais un seul cold email.

Pourquoi

Les messageries notent chaque domaine expéditeur. Le cold email, même soigné, produit plus de rebonds, plus de messages ignorés et à l’occasion une plainte, qu’une correspondance ordinaire. Avec le temps, la réputation du domaine baisse. Si c’est votre domaine principal, vos factures, vos devis et vos réponses aux clients finissent aussi en spam. Rétablir un domaine principal abîmé prend des mois et n’aboutit parfois jamais tout à fait.

Un domaine secondaire coûte quelques euros par an. S’il est abîmé, on le retire et on en enregistre un autre. Le risque est contenu.

Combien il en faut

Pour une petite campagne, deux ou trois domaines avec deux ou trois boîtes chacun. Chaque boîte envoie au plus quelques dizaines d’emails par jour, pour que le volume total reste naturel. Les campagnes plus grandes grossissent en ajoutant des domaines, pas en poussant chacun plus fort.

Les installer correctement

Chaque domaine a besoin des trois enregistrements qui prouvent que ses emails sont légitimes : SPF, DKIM et DMARC. D’un domaine de suivi personnalisé si vous suivez les ouvertures ou les clics, pour que les liens ne pointent pas vers l’outil d’envoi. D’un site web, ne serait-ce qu’une page qui redirige vers le site principal, parce que les messageries vérifient. Et d’une chauffe avant tout cold email : deux à trois semaines d’échanges ordinaires qui construisent sa réputation à partir de rien.

Les erreurs qui se voient

Envoyer depuis le domaine principal « juste pour un test ». Enregistrer un domaine et envoyer le jour même. Utiliser des adresses de messagerie gratuite. Mettre dix boîtes sur un seul domaine. Chacune se traduit par une chute du placement en quelques semaines, et le remède est plus lent que la prévention.

Le bon côté

Bien faits, les domaines secondaires rendent le cold email ennuyeux : les emails arrivent, les réponses rentrent, et la vraie boîte de votre entreprise est exactement aussi saine qu’avant.

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